Qu’est-ce que la biodiversité ?

La biodiversité ou la diversité biologique désigne l’ensemble des êtres vivants ainsi que les écosystèmes dans lesquels ils vivent. Ce terme comprend également les interactions des espèces entre elles et avec leurs milieux.

La Convention sur la Diversité Biologique (CDB) a défini la diversité biologique lors du Sommet de Rio en 1992 :

La variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes.

Cette diversité biologique se décline en trois aspects :

  • La diversité des espèces (dont l’espèce humaine), estimée à plus de 10 millions d’espèces d’êtres multicellulaires ;
  • La diversité des individus (diversité des gènes) au sein de chaque espèce ;
  • La diversité des milieux de vie (écosystèmes).

C’est donc l’ensemble des milieux naturels, des formes de vie (êtres humains, animaux, plantes, bactéries …) et des interactions entre les différents organismes vivants ou entre les organismes et leurs milieux de vie.

Si le concept est relativement récent, la biodiversité, elle, est très ancienne. La diversité biologique actuelle est le produit de 3,5 milliards d’années de lente évolution du monde vivant. 

Un constat alarmant : la biodiversité s’effondre

Premier constat, la biodiversité est mal connue. Si le nombre d’espèces est estimé entre 10 et 100 millions, seules 1,8 millions ont été identifiées. 

Second constat, l’IPBES et de nombreuses associations alertent sur le dangereux déclin de la biodiversité à l’échelle de la planète. 

L’indice Planète Vivante du WWF affiche un déclin de 68 % depuis 1970 pour les populations de vertébrés sauvages. 

Selon l’IPBES (le GIEC de la biodiversité), 1 000 000 d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction. Dans son dernier rapport, l’IPBES alerte « La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier ». 

Le déclin de la biodiversité en chiffres : 

  • Plus de 40 % des espèces d’amphibiens, près de 33 % des récifs coralliens et plus d’un tiers de tous les mammifères marins sont menacés. 
  • L’activité humaine altère  75% de l’environnement terrestre et 40% de l’environnement marins.
  • D’ici un siècle, la moitié des espèces que nous connaissons pourrait disparaître, selon le rythme actuel de disparition.

Le constat en France

Grâce à sa présence en Outre-mer, la France est présente sur deux continents et trois océans. De ce fait, le patrimoine naturel français est très riche avec ses milieux naturels et ses climats très divers. Le France héberge donc  une grande part de la biodiversité européenne.

L’Outre-mer présente un tel niveau de biodiversité que la France détient la première place en Europe pour sa diversité de biodiversité.

En dépit des politiques et des engagements pris par la France, la biodiversité s’érode, comme sur le reste de la planète. Comme en témoignent ces indicateurs :

  • Sur l’ensemble du territoire national, environ 165 ha de milieu naturel sont détruits chaque jour à des fins diverses ;
  • 68 % des habitats menacés au niveau européen sont présents en France métropolitaine ;
  • La France se situe parmi les dix pays abritant le plus grand nombre d’espèces menacées dans le monde selon la Liste rouge des espèces menacées 2018 ;
  • Le nombre d’espèces envahissantes a augmenté de 50% en quatre ans ;
  • 22 % des oiseaux communs spécialistes ont disparu de métropole entre 1989 et 2017 ;
  • 29 % des sites suivis en outre-mer montrent une perte de surface de coraux vivants en 2017.

Les 5 principaux facteurs qui affectent la biodiversité

Pour la première fois, les experts de l’IPBES ont listé par ordre d’importance les facteurs responsables de l’érosion de la  biodiversité.

  1. Le changement d’usage des terres et des mers et l’artificialisation des sols ;
  2. L’exploitation directe de certains organismes ;
  3. Le changement climatique ;
  4. La pollution ;
  5. Les espèces exotiques envahissantes.

Pourquoi faut-il préserver la biodiversité ?

Parce que la biodiversité, c’est la vie ! La crise sanitaire l’a démontré, biodiversité et santé sont intimement liées.

Les raisons de protéger la diversité biologique sont nombreuses :

  • La biodiversité garantit le bon fonctionnement des écosystèmes. Chaque espèce est unique et irremplaçable. Une disparition est irréversible et peut avoir de nombreuses conséquences importantes et imprévisibles sur l’ensemble de l’écosystème.
  • La biodiversité nous rend des services écosystémiques (pollinisation, production d’oxygène, épuration des eaux…). L’OCDE estime à 135 000 milliards de dollars les bénéfices fournis par la biodiversité à la société. Ces services sont essentiels au fonctionnement de nos sociétés. Ils sont difficiles et coûteux à remplacer. 40% de l’économie mondiale repose sur les services rendus par la nature.
  • La biodiversité permet l’observation de propriétés spécifiques de certaines espèces animales ou végétales pour la recherche du domaine médical ou économique. Certaines entreprises s’inspirent même de la biodiversité pour innover : on parle alors de biomimétisme.
  • La biodiversité à un « caractère social » et revêt une valeur récréative, spirituelle et culturelle. De nombreuses activités sont présentes dans les milieux naturels.

Quel rôle peut jouer l’entreprise dans la préservation de la biodiversité ? 

La biodiversité est un sujet complexe, encore trop peu pris en compte par les entreprises et intégré dans les stratégies RSE.

Pourtant le monde économique est à l’origine d’atteintes à la biodiversité et en subit également les conséquences (coût d’approvisionnement, perte de certains composants…).

Si la prise en compte s’accroît, la biodiversité est encore rarement identifiée comme un risque significatif.

Les entreprises qui s’engagent, mettent en place des actions ponctuelles, souvent sans objectif chiffré et indicateur d’impact.

Pourtant, selon France Stratégie les entreprises peuvent agir et réduire leur empreinte biodiversité en :

  • Analysant l’impact de leurs activités sur les principaux facteurs d’érosion de la biodiversité ;
  • Etudiant leur dépendance  vis-à-vis des services rendus par la nature ;
  • Intégrant les enjeux de la biodiversité à leur stratégie ;
  • Intégrant la biodiversité dans le reporting extra-financier
  • Ou encore en luttant contre la déforestation importée.

Biodiversity Progress : une démarche et un label

Les entreprises ont un rôle à jouer pour préserver la biodiversité. Elles peuvent à la fois réduire leurs impacts sur la biodiversité, mais aussi restaurer et valoriser le vivant et les écosystèmes.

C’est pourquoi, l’Agence LUCIE s’associe avec Bureau Veritas afin de proposer une solution concrète aux organisations qui s’engagent à préserver la biodiversité avec Biodiversity Progress.

Biodiversity Progress est à la fois un label et une démarche complète pour permettre aux entreprises d’agir sur l’impact de leurs sites sur la biodiversité.

Pas à pas, construisez une stratégie biodiversité et préservez la biodiversité sur l’ensemble de vos sites géographiques, en prenant en compte les thématiques suivantes :

  • Engagement et management vis-à-vis de la biodiversité
  • Connaissance et vision sur la biodiversité
  • Sensibilisation des collaborateurs et communication interne
  • Actions pour la biodiversité
  • Intégrations des parties prenantes internes et externes
  • Communication et influence externe